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Toute communauté s’enrichit en considérant les individus comme des personnes.

Toute communauté s’enrichit en considérant les individus comme des personnes. Nos méthodes s’adressent à des personnes, non à des individus. Quelqu’un est une personne quand il considère les autres comme des personnes et se sent engagé dans des relations avec elles. La qualité des relations entre personnes stimule la performance commune.

Lorsque nous parlons d’une personne(quelle personne êtes-vous?), nous cherchons à approcher ses façons d’être et de conduire sa relation avec autrui. Nous les décrivons comme nous les percevons à partir de notre observation et de notre écoute. Nous ne cherchons ni à les comprendre ni à les expliquer, encore moins à les juger.

Par qualités à conduire une relation avec autruinous entendons: est-il actif, énergique, imaginatif, ouvert aux autres? Que pense-t-il, comment raisonne-t-il? Ecoute-t-il, est-il compréhensible, est-il une personne de parole? Comment se comporte-t-il dans l’action avec les autres? …

Les formes de relations avec autrui sont par nature diverses et multiples. C’est pourquoi nous disons qu’une personne peut être multiple. Nous respectons cette richesse tout en cherchant à pousser la personne à donner le meilleur d’elle-même.

Notre méthode vient compléter les méthodes d’évaluation comportementale des collaborateurs.

Notre méthode est complémentaire aux dispositifs quantitatifs, outillés, normés, dont l’usage s’étend. Elle s’en distingue en n’étant ni intrusive, ni normative, ni prescriptive, ni codifiante. Par codifiante nous nous référons aux méthodes d’évaluation, avec chiffrage dans des référentiels et traitements dans des bases de données. Elle s’apparente aux méthodes de management des talents.

Notre méthode est souple. Elle agit sans forcer, sans prescrire, sans enseigner. Elle agit par un dialogue entre personnes d’expérience (des pairs), en découverte, libre de toute technicité, interpellant sur la manière de faire face aux situations et de prendre les choses. Après une écoute et observation patiente le mentor, se permet de dire ses vérités à son pair, car celui-ci est prêt alors à accueillir la liberté de parole d’une personne amicale.

 

Elle répond au besoin d’être considéré comme un sujet particulier, complexe, original, susceptible d’être accueilli un jour dans le cercle des cadres dirigeants (ou d’en être proche).

Comment Montaigne voyait le mentoring:

«J’eusse dit ses vérités à mon maître et eusse contrôlé ses mœurs s’il eut voulu. Non en gros, par leçons scolastiques, que je ne sais point, mais en les observant pas à pas, à toute opportunité, et en jugeant à l’œil, pièce à pièce, simplement et naturellement, lui faisant voir tel qu’il est en l’opinion commune, m’opposant à ses flatteurs… J’eusse eu assez de fidélité, de jugement et de liberté pour cela. Ce serait un office sans nom, autrement il perdrait son effet et sa grâce».

Les Essais, Livre 3, chapitre 13.

Voir article de G Lenclud / Revue Terrain, mars 2009, qui formule que l’idée de «personne» n’est pas ontologiquement définie, ni définissable. C’est la relation entre personnes qui donne corps à l’idée de personne.

Sur la difficulté de définir l’idée de personne, voici différentes définitions d’une personne:

«Un individu est une entité séparée sans relation. Une personne est un individu en relation» Swami Prajnanpad (1891-1974).

Montaigne dit dans les essais «moi à cette heure et moi tantôt sommes bien deux…»

Pour un Mélanésien une personne est un lieu vide, circonscrit par les liens qui le relient aux autres: père, mère, époux, clan,…

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