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Devenir cadre dirigeant, une valse à six temps

Devenir Cadre dirigeant : une valse à six temps, six temps qui s’entrelacent.

Au premier temps de la valse …  : Prendre le temps d’observer le nouveau pays
Devenir cadre dirigeant est comme rejoindre un nouveau pays, même si on lui trouve des ressemblances avec le pays d’où l’on vient. Les façons de faire, les us et les coutumes y sont différentes et les façons de s’y comporter efficacement aussi. Observer les acteurs, leurs comportements, avec curiosité, sans jugement, est le premier temps qu’il faut prendre.

Deuxième temps : Savoir déformer ses façons de faire
Défaire ses routines  qui permettaient d’être efficaces dans les situations précédentes. Certaines de ces routines d’avant peuvent s’avérer totalementcontre productives, comme celle de continuer à faire plutôt que de déléguer, alors qu’il est devenu vital de faire faire pour ne pas être débordé… ! Les priorités sont transformées : il faudra dorénavant agir plus en objectifs et en vision, qu’en respect des plans, plus en entrainement et en engagement, qu’en contrôle. Il faut dorénavant impulser en mettant du lien, …. sans tomber dans la réunionite.

Troisième temps : Agir à des niveaux de complexité plus élevés dans un temps accéléré .
Le dirigeant est vite confronté à une multitude d’évènements, d’informations, de représentations,… Il doit prendre le temps de ses nouvelles fonctions, le temps pour penser avant de décider. Sa sérénité dans le management et dans l’action en dépendent. Deux repères se transforment : le temps, qu’il faut gérer différemment, et la décision dont les enjeux sont plus lourds.

Quatrième temps : Se projeter plus en avant,
Se projeter au-delà de la recherche d’excellence opérationnelle et de la mise en œuvre de projets complexes. Il est attendu d’un cadre dirigeant qu’il soit capable de définir  de nouveaux horizons, de proposer de nouveaux défis, qu’il ait la capacité des les dire, de les révéler dans l’énoncé d’une stratégie (efficace, différenciante, mobilisatrice, …).

Cinquième temps : Rester connecté au réel et simple dans sa parole
Rester connecté au réel et simple dans sa parole malgré la complexification des sujets traités. Une position plus haute dans l’organisation porte le risque de distanciation voire d’isolement dans des sphères dirigeantes. Rester en contact avec l’action du terrain avec ses métiers, garder le respect qu’on lui tenait, conserver une parole simple prend du temps. Temps d’organiser sa présence sur le terrain, de lui parler français, d’échanger avec ses managers,  sans se défausser sur une direction de la communication …

Sixième temps : Incarner résolument l’institution aux yeux de tous.
Dans les postes précédents des réserves, des hésitations pouvaient parfois être exprimées sans véritablement porter préjudice à la mission. Devenu cadre dirigeant ces questionnements rendus publics deviennent contre productifs, tant vis-à-vis de la mission confiée par l’institution, qu’envers la communauté de ses pairs. Sa parole est devenue parole de l’institution. L’exemplarité est devenue essentielle.


Dans un temps de transformation, il faut se réserver du temps,pour transformer ses repères, ses façons d’être et d’agir.

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